22 juillet 2006
20 juillet 2006
Le film, la musique, émoi. Et toi sans musique, bon film ?
Parce que vous le valez bien.

Flash-back numero un. Avec une remarquable Leçon de piano (The piano). Musique inspirée de thèmes écossais dit-on - forcément séculaires, enlevée par Michael Nyman. Faut dire que le piano est un argument de poids, un sumotori, dans le succès de pas mal de films. Voyez du côté des derniers césars, le Pianiste, De battre mon coeur ... et son orchestre.


Passons aux grands : La petite sorcière (Majo no Takkyubin - Kiki’s delivery service) de Joe Hisaishi, MA BOF préférée (pas ma voisine).


Libellés : Kultur
03 juin 2006
Créer son profil sur un site gay
D’abord, mettre une ‘pic’ de sa pomme en vacances, puisque c’est, semble-t-il, l’antithèse du cauchemar j’ai nommé : le quotidien. Datée si possible. Décontracte, il faut montrer qu’on aime voyager, partir, se sortir, profiter de la vie, qu’on rêve de destinations pas chères. Valoriser son bronzage, ses pecs, son maillot, son côté relax, farniente. Question d’attitude. S’adapter au décor, fuir l’identité franco-française, stagnante, accessoiriser son image au besoin, sac-à-dos, lunettes noires. Pas de photomaton, pas de cravatte, c’est has-been. Une photo en soirée c’est pour les clowns ou les trouducs, un cliché sur les pavés de Paname, ça fait banlieue. Le Taj-Mahal sera de mise, ou le Québec, la Corse. Le must c’est la Californie. Une pic de soi en accolade avec un ex. (dont le visage est flou), signifie : je sais vivre à deux (enfin... j'ai su). Une pic de soi, torse-nu devant le miroir de la salle de bain ou devant l’ordi avec la webcam, signifie : le sexe est important pour moi. Réseau, technologies : on est moderne, on gère ses rencontres, on ne laisse pas le hasard décider.
- Mettre donc, qu’on aime, qu’on adooooore les voyages, the mot indispensable, celui qui vous bénit des gays, qui vous ouvre au monde, aux gens bien. Une véritable tyrannie. Exception faite du cocooning, qui s'applique aux calins et aux plateaux-repas en amoureux. On précisera un ou deux pays visités, comme à l’école, mais seulement s’ils sont originaux. Exit les séjours à la frontière belge, ou chez les Bisontins. Car le tourisme, c’est l’aventure, une vraie passion (hé oui, on a des passions, nous les gays), il faut sortir du lot. Le casanier est un beauf. Le mec original est celui qui a vu pleins d’aéroports. Qui a une vie agitée mais se plaint de ne pas pouvoir faire ce qu’il veut.
- Le côté sportif. Voilà une valeur sûre. C’est dire qu’on s’entretient physiquement, qu’on continue à plaire. Que non, on ne s'enverra pas des pizzas margheritta une fois en couple, promis. On est sain, volontaire, on a le soin de son corps et de sa santé. Les gays sont très tolérants là-dessus : être sportif, cela va de la muscu intensive dans un Univers Gym, à la balade entre amis une fois par mois, en passant par le vélo du dimanche. C’est surtout dire qu’on n’est pas intello. Car ça, c’est la bête noire des gays. T’es sexy ou pas. Mais ton corps d’abord. C’est primordial. Sinon, soit t'es un activiste d'Act-Up - triste cerveau sur patte -, soit plus probablement t'es informaticien et dans ce cas, seule issue : assumer ton côté ‘bear’, ton ventre, tes poils (même si t’en a pas) et aimer les peluches. On ne remerciera jamais assez les Américains d’être obèses...
- Pour la rencontre, au hit parade des expressions, mettre : ‘sans prise de tête’, ou ‘sans tabou’. Quelqu’un ‘qui sait ce qu’il veut’, ‘pas compliqué’. (Seuls les latinos peuvent revendiquer un côté volubile). Les questions, les problèmes, les doutes on n’en veut pas. On occulte les siens, on les réserve pour les bonnes copines des heures au téléphone, on attend du partenaire qu’il en fasse autant. Les complications sont réservées à la sphère affective uniquement– ce qui donnera mille occases de ruptures. De toute façon, une rencontre, ça commence par du cul. Alors s’il faut se demander comment on va faire, pourquoi.... Le sexe ne s’improvise pas chez les gays, il s’exécute. Il ne se découvre pas, il se récite. Il est sur disquette. On est censé tous le connaître, avoir les mêmes pratiques, arriver au même résultat, mais assouvir. Ainsi : ne jamais dire qu’on n’aime pas les pipes, que caresser des testicules est une chose sans attrait, qu’un sexe n’est pas beau, qu’il courbe vers le haut, que vous trouvez telle pratique ridicule, telle attitude, tel cheveu sur la soupe, ou que le sperme c’est beurk. Impossible. On est tolérant, on accepte tout en matière de sexe, on ne discrimine personne, on ira donc jusqu’au bout avec le sourire :) Comme une pute quoi.
- Glisser un mot sur le partage... évidemment. Oubliez toute notion chrétienne, c’est la valeur palpable, rentable, celle que je te donne et celle que tu me donnes en retour, qui compte. Les sentiments s’échangent comme des biens. On veut recevoir les mêmes choses que l’on donne, et si possible à la même hauteur, c’est l’égalité. L’accord gagnant-gagnant. La relation amoureuse est affaire de commerce: évaluer-donner-prendre. Remplir un estomac, le vider, le vider puis le remplir...
- Pour le descriptif de base : fuir la case religion, donc, ou cocher athée (Trop la honte d’être chrétien) éviter toute allusion politique évidemment, aux valeurs morales, à la famille, à son identité, aux idées de Jean-Marie Le Pen (par contre, les dénigrer, comme un rappel de BCG est un must apprécié). Fréquence sexuelle : une fois par semaine si possible. L’onanisme se pratique à deux, jamais seul. Accepter tout type de relation, c’est pas qu’on ratisse large, c’est juste qu’on ‘s’adapte’ : relation amoureuse, amitié, sexe, plan etc. Politiquement correct, déjà, mais surtout : correctement gay. Remplir la case origine ethnique avec dédain et suspicion. Mais se dire que c’est utile, finalement, pour les autres. Les blacks ne vous intéressent pas, ne le dites jamais, et zappez seulement le pseudo. La Halde ne vise pas encore les consciences, ni les désirs. Le feeling, en dernière solution, sera ton refuge, mec.
- Tiens, le mot ‘mec’ : l’employer vous définit comme sexuellement actif. De même que ‘gaulé’, et ‘bien foutu’, BM ou TBM indiquent que vous avez un sexe au dessus de la moyenne (qui est fixée en France à 16 cm), ne parlez pas de vos fesses, ça fait ‘salope’. Bien que tout le monde aujourd’hui s’intéresse aux fesses de tout le monde, voit-on. Salope d’ailleurs est un comportement sexuel, qui marque un degré supérieur dans l’échelle de la démonstration et de l’envie. Rien à voir avec la fourberie ni la duplicité féminine. ‘Cho’ est son corollaire, en plus viril. ‘Coquin’ peut aller au sens de ‘cochon’, en plus raffiné. Ne pas oublier qu'un sourire sur une pic vous retire un peu du gingseng de la virilité. Les folles sont race à fuir. Les efféminés à maintenir en quarantaine, ainsi que les ‘pas sérieux, rigolos, pervers, sado, crades’ : ‘passez votre chemin’ rappellera volontiers votre écriteau. On ne rigole pas la dessus, la féminité est suspecte chez les autres, excusée chez soi. Et le côté gay-is-safe reprend le dessus. On tolère tout en sexe, mais on dira juste que c’est pas son trip, quand c’est limite.
- Pour le physique, une chose magique : les chiffres. La boite à fantasme. Et qui vous évite, au passage, d’avoir à bûcher sur du vocabulaire descriptif que vous ne connaissez pas. Les chiffres permettent de juger au mieux d’un physique, croit-on : il n’en est rien, c’est comme les sondages, on en tire ce qu’on veut. Le désir prend le relais. Vous pouvez mettre un tas de choses sur vous en mesures diverses, hauteur, largeur, poids, couleur, plus c’est scientifique moins ça fait peur (paradoxe de notre société) : 1m72 seront effacés par les muscles, 45 kilos par des biceps, 15 cm par ce que vous en faites, un gros cul par un bide plat, yeux marrons par un côté bobrun de circonstance, tout est fantasme. Mais au moins vous êtes rassuré car vous avez un chiffre, une donnée fiable, qui ne peut mentir. Allez-y technique. Pour tout le reste, dites « normal » : ça gomme les imperfections.
- Pour la culture, il y a toujours des candidats pour parler de théâtre c’est raffiné, bien qu’on n’y aille quasi jamais, comme la majorité des Français. Mieux vaut cinéma, grand pourvoyeur de culture, mais ne pas trop insister car c’est, somme toute, un loisir commun (tout le monde va au cinoche en France, sauf les pauvres). Reprendre la rubrique loisirs de votre curriculum vitae : vélo, randonnées (attention de ne pas mettre gay-randonneur, ça flirte pique-nique associatif c’est moyen). Incontournable : les restos, entre amis tant qu’à faire, parce que tout seul ou avec le patron, c’est plus un resto. Le resto est tyrannique, il est vrai, mais pas spécifiquement gay. Les amis, dernière ressource : vous en avez, évidemment. Parler des ‘vrais’ signifie que vous en avez peu, car vous êtes lucide. ‘Convivial’ est le mot idoine pour sociable. Vous aimez rire et avez de l’humour (ne parlez pas tout de suite de Muriel Robin). On évitera de dire les choses crûment: qu’on aime picoler, qu’on aime baiser, qu’on aime ronfler. De même qu’envoyer chier ses copains qui sont tous des cons, lourdingues et vous sont dans le fond, étrangers - sujet tabou.
- Côté tempérament, le ‘romantique’ n’a plus la cote, trop fleur-bleue - et puis y a le sida... - bien que les Gays soient tous ‘romantiques’, ou plus exactement sentimentaux, tiraillés entre l’envie d’être aimé et celle de baiser. Des mots comme tendresse, connaître, découvrir, partage, cool, convivial, sincère (la sincérité est indissociable de l'affectif chez les gays, et de fait, un véritable drame), simple, ont bonne allure, mais les aligner tous est signe de superficialité. Les mots ‘vrai’ ‘entier’ ne sont pas à l’ordre du jour, mais le deviendront. Tant qu’à faire. N’intériorisons pas trop...
Libellés : homosexualité
01 juin 2006
Au pays des...
comme dans nul autre pays...
Angelheart. Ca y est, j’y suis, il faut parler de soi. Bon... 38 ans, sportif, bien foutu, bien dans mes baskets je travaille dans l’immobilier et la déco intérieure, j’aime le théâtre les sorties les calins ls soirées entre amis. Je recherche un joli garcon doux tendre sincere honette qui n'est pas egoiste pour relation durable et sans prise de tete.
BernardAstr48 j’aime les voyages, la culture orientale (indienne, arabe, juive...) Suis plutôt sensuel, yoga-méditation, végétarien j’adore les jeux érotiques (dans tous les domaines) Suis passionné par les civilisations anciennes, surtout celles qui incluaient l'érotisme et le sacré dans leurs vies sociales.
Ch_jh_cool_régionNord. Salut. J'ai un physique masculin, 172 cm, épaules assez larges, barbu, cheveux moyennement courts. Je sais être à l'écoute de l'autre et faire l'effort de comprendre. Je sais aussi expliquer si nécessaire. Je suis facilement altruiste. Mon style vestimentaire est plutôt classique mais je peux déroger le cas échéant. (NDLR oui svp dérogez) Je suis indépendant financièrement et matériellement (logement, voiture, ....)
Pti_Patok_sympatok. Assez passionné, j'aime m'investir dans ce que je fais et le faire partager aux autres...J'aime assez rencontrer de nouvelles personnes et apprendre à les connaitre, partager avec eux les choses de la vie...quoi de plus normal en somme.... Sinon j’aime rire, les restos, les voyages. Je cherche un mec équilibré, décontracté, pas efféminé, qui me fasse rire et pas imbu de sa personne. Un mec qui respecte son corps et son hygiène dentaire, qui sait ce qu’il veut. Mon meilleur ami a quatre pattes des poils et une petite truffe, et je l’adore.
Libellés : homosexualité
11 mai 2006
Au fait, Cétépaslajournéede ?
En ce mois de mai, joli mois du muguet, et... des journées officielles.
Journée du travail (1), de la liberté de la presse (3), des orphelins du sida (7), des huntingtoniens (14), des musées (14), de la métrologie (19), de l’armistice (8), du soleil (3), de l’hypertension (14), des familles (15), de l’asthme (2), des télécommunications (17), des personnes disparues (24), des enfants disparus (25), de la migration des oiseaux (13), de la diversité biologique (22), du pied (11) – oh oui - de l’Europe (9), de l’astronomie (6), de la fibromyalgie (12), de la santé des femmes (28), de la dette (16), de la diversité culturelle (21), de l’Afrique (25), de la débitmétrie (30), du cancer de la peau (18), des Casques bleus (29), de la sage-femme (5), de l’infirmière (12), de la recherche clinique (20), de la Croix-Rouge (8), de la thalassémie (8), de l’autisme (16), journée sans tabac (31), avec Mitteux (10), sans diète (6), fête des mères, fête du rire. Oui, faites-nous rire : dernières en date, la journée de lutte contre l’homophobie (17), et celle pour nous culpabiliser avec l’esclavage (10). Mais ma préférée c’est la journée de la masturbation, vu que j’y suis né.
Signalons pour les retardataires, que le train n’est pas tout à fait complet. Dernières places - à saisir ! - les 4, 23, 26 et 27 mai.
Autrefois patronages et cultes des saints. Le calendrier est devenu pour nos politiciens en mal d’initiatives - ou en trop plein d’échecs politiques - le nouveau terrain à investir, l'agenda parfait, le temporel propagande. Exit le mois de la Sainte-Vierge, les célébrations de la fin de la guerre, du printemps, c’est désormais le mois du Tiers-Monde, des idées socialistes et de toutes les maladies. Parsemé de quelques incongruités...
...aujourd’hui on rit, demain on lutte contre le tabac, ensuite l’asthme, après-demain la diète, et puis les Casques Bleus, faut s’en occuper, tiens, on n’oubliera pas de remercier nos sages-femmes en passant, ni de pleurer nos chers disparus, migrer comme des oiseaux, lire Lacroix rouge, butter le cancer de la photo, et puis oeuvrer pour l’adversité bio-ionique, chanter Afrique-Adieu, se sucer le pied, t’es laid comme un fion, béh oui, l’astrofolie, le tantrisme, la débile-métrie, et la fibre-magique, ça existe, et quand au fait décrètera-t-on le jour officiel de la célakjlémie ?
Dans ce nouveau calendrier droitdelhommien compulsif, on capte l’action citoyenne, on focalise l’attention publique avec des attrapes-mouches, on y fourre tout : les dossiers ministériels sous-budgetés, les malheurs de l'humanité, les causes minoritaires. On éclate les consciences, on bâillonne la charité, on rétablit le veau d’or, ou plutôt les "bonnes causes" d’or.
Un vieux proverbe même pas chinois dit : le mois de mai, de l’année décide la destinée.
C'te bonne blague!
Libellés : société
01 mai 2006
Embrassez qui vous voudrez...
Un bon scénar n’a pas forcément de morale, et celle-ci ne doit pas être toujours sauve à la fin. Mais en portant à l’écran ce vaudeville sexuel, magnifiquement réalisé d'ailleurs, autant dire qu’on souhaite parler d’un panel de gens inintéressants et de leur monde étouffant. Qu’on n’en sort pas de cette vision sans cervelle et inconsistante des relations amoureuses.
Difficile en effet de parler de comédie de mœurs quand il n’y a pas de dérision, pas de recul. On part du début, avec un groupe de gens qui ne savent ni aimer, ni vivre, qu’on voudrait prendre pour des humains, et on est à l’arrivée avec les mêmes, ni plus ni moins humains.
Le film a ce paradoxe en effet que, si les interprétations sont toutes excellentes, les plans, les enchainements, et les émotions artistement tissées sur les visages, la nôtre d’émotion n’y est pas. A aucun moment on n’a envie de plaindre ces personnages, ni de les aimer, ni de s’immiscer dans leurs problèmes. Cette fresque d’amours instables, de fantasmes inavoués, le tout présenté par les mêmes, de la même façon, n’innove rien sur ce qu’on a vu depuis des années. Une seule chose : le sexe à l’origine de tout, et comme réponse à tout. Bonjour l'angoisse.
A croire que le réalisateur a décidé de ne pas aller au-delà du fantasme de l’échangisme, et qu’avec ces chassés-croisés, ces quiproquo, ces duplicités d’acteurs, il se soit trompé et ait voulu faire une pièce bouffonne. A croire que, si de tels êtres existent dans la vie, plus faciles à deviner les uns que les autres, immatures, mais cohérents, il soit préférable de ne jamais aller au bout de leur psychologie, au bout de leur logique, de les laisser s’envoyer des vannes à longueur de temps, et avoir toujours raison. Où est l’intérêt ? Où est la distanciation, le regard de l’artiste ? Sans sortie de secours, cette ronde de Français malsains nous frôle, elle ne nous atteint pas. Un peu comme une caricature, mais on ne sait pas de quoi.
Il manque quelque chose, quelque chose de central à ce film.
Quelque chose de vivant.
L’histoire ?
Quand les résumés vous disent : c’est l’histoire de couples à la dérive qui s’emmêlent, on est certes, bien avancé. Quand on ajoutera que c’est une satire, une comédie de mœurs, une critique acide de la vie conjugale, de l’amour fugace, des amours, on s’éloigne de la réalité. Quand Dutronc essaie d’expliquer ce qu’est le désastre d’un mariage décomposé et usé - voilà l’un des propos innovants du film - on a envie de le croire... Mais sa réponse sonne si creux, si commune, qu’elle en est presque ridicule.
Embrassez qui vous voudrez...
Mais a-t-on le choix, un vrai choix ?
Libellés : Kultur
09 avril 2006
Mes outils
« - Oh, mes outils ! Mais, vous n’êtes qu’une bande de sales petites voleuses ! Madame Tweedy, Madame Tweedy ! Les poules, j’en ai par dessus la tête !
- Finalement pour une fois, nous sommes d’accord !»
Libellés : Kultur
02 avril 2006
Viens je t'emmène... (loin des prods de zik)
Une reprise vient de sortir d’une mélodie connue, le Bateau Blanc. Vous savez ? Viens je t’emmène sur l’océan, viens je t’emmène sur mon bateau blanc. Notez, ça vous dit peut-être pas grand chose, mais c’est l’enfance. On ne sait pas qui, ni quand, mais on n’était pas grand. Ca parle d’océan, de soleil levant, au gré du vent...
Cinq notes, par hasard en appuyant sur la télécommande du char à pubs cathodique, ça fait tilt, le réflexe culturel: ça ‘interpelle’ on en veut, on en redemande de la culture. De qui était cette chanson ? Le doigt sur la touche rouge, on cesse de battre en neige nos synapses, on époussette nos bibelots: pelles-à-tarte, mange-disques, virette-au-pot, papier crépon, sans oublier l’ami Gnafron. Qui chantait ça ? L’anarchoïde Perret, Aufray, l’ami Enrico ? On le connait tous ce refrain.
Faut dire qu’en Chiraquie, c’est rare les mélodies. Cinq notes, ça ne passe pas inaperçu : les maisons de disques l’ont compris. Même si c’est couru, on se le prête quand même. Eh oui, le fric c’est plus très chic : après les impôts, et même avant, côté budget culturel, budget tout court, on est vidé comme une citrouille, on bouffe des haricots. Combien coûte un album, un single d’ailleurs ? On ne sait plus, on n’en veut plus. Grâce à la technologie (celle qui nous a permis de faire sauter l'abonnement téléphonique, vous voyez ?), on préfère l’oncle Sam à nos tatas socialo, dont le dogme était de rendre la culture ‘libre et démocratique’, accessible à tous : sauf qu'il fallait se contenter de la Fête de la Musique, de la Techno Parade, du tam-tam sur le parvis Beaubourg : ta Culture, Jack, on la kiffe, yoh. Mais bon, on préfère quand même l’Enfant et l’Oiseau, et le Bateau blanc... en VO et ça, ça se trouve pas sous le sabot d’un Jacquot, ni dans les sacro-saints bacs de la Fnac.
Bref, cette reprise du Bateau blanc, version poupée, dégradée, c’est l’écoeurement, le sous-produit: Viens je t’em-mèn-e : c'est déjà trop : le reste en boums, échos, sirènes, re-boums. Mais on le savait, on espérait, on se fait prendre à chaque fois.
On repense aux cinq notes, à la mélodie d’antan. On a marché sur la lune. L’original. Là aussi, on veut voir. Roule ma poule. Pour le kitch, la machine à remonter le temps. Le verdict ne se fait pas attendre : Distel. Sacha Distel. On aime ou on n’aime pas. Bon, on n’aime pas. C’est physique. La mode Adamo, c'est moyen.
Passé le cap du chanteur, on écoute la VO. Un cliquetis, des pincements, une gratte. L’effet du contraste peut-être. On redécouvre. On trouve ça pas si mal. On lui reconnaît même une belle voix, à bien l’écouter, Distel. Alors pourquoi chercher plus loin ? Sûr que les paroles sont à chier. Mais on s’emmerde, pardon on s’amende : ce chorus de gibus, cette mélodie de préau, ce 45 tours vieux de 45 ans, mené bon train, on sait gré au compositeur. On l’écoute en boucle.
Tout ça pour dire que le concept de remix (et de reprise) musicalement n’a jamais vu le jour en France, et n’est pas prêt de le voir. Reprendre une chanson, est, et sera toujours, synonyme de pognon. C’est dans les vieux pots qu’on fait la meilleure soupe, dit-on : en musique ça se dément. De ce côté-ci de l’Atlantique, le vieux pot existe mais la soupe est à chaque fois moins bonne.
Parce que pour nos ‘artistes’ starisés c’est humiliant, de devoir passer après un autre, sans inventer, innover, s’égocentrer : on laisse la besogne aux débutants. D’un autre côté, les boss des firmes musicales ont éclusé presque tous les rayons des années 80, ils tapent maintenant dans les chansons pour enfants. On se demande où est le culturel ? Quant aux rentiers du show-busness et du star-system, ils pleurnichent. Incapable de dénoncer leurs vrais bourreaux.
L'offre n'est pas la même. Ce qu'on propose aux veaux dans les mangeoires de la Fnac est sans mesure comparable à ce qu'on peut découvrir grâce aux échanges entre particuliers. Pourquoi personne ne le dit ? C'est pas parce que certains loadent le dernier tube de Natacha Sans-Pieds, qu'il faut interdire une offre alternative, riche, adaptée. Tout ce qu'on aime ne se trouve pas dans le commerce (notez le mot). Malgré notre florissante industrie du disque (notez toujours). Malgré tous les euros taxés sur les disques vierges (re-notez). Je récapitule : commerce, industrie, taxe : bon sang mais c'est bien sûr ! C'est ça la culture !
Le problème c'est qu'on n'a jamais mis les bonnes paroles sur la bonne chanson.
Le jour se lève et j'ai très mal dormi
Des images, des visages se bousculent dans ma tête,
Toute la nuit, comme une obsession,
J'ai téléchargé des chansons
Viens je t’emmène sur l’océan
Viens je t’emmène au peer-to-peer
Vers la lumière du partage de fichiers
Viens je t’emmène loin des maisons de disques
Aujourd'hui j'ai seize ans
Je viens de passer mes plus belles vacances
Avec mon logiciel de partage
Demain, c'est la censure, je retourne au néant.
Ce matin j'ai quarante ans
Je les regarde : elles se chargent encore
Nous avons vécu toutes ces années ensemble
Elles sont belles
Le jour se lève et j'ai très mal dormi
Des images se bousculent dans ma tête,
Mais je m'en fous
Heureusement, j'ai compris qu'avoir des mp3
C'est aussi important que des avi.
Viens je t’emmène sur l’océan
Viens je t’emmène au peer-to-peer
Vers la lumière du partage de fichiers
Viens je t’emmène loin des maisons de disques
Petite précision pour les choucas tombés du nid : il n'est pas question de contester le droit que tient tout artiste sur l'exploitation de son oeuvre, mais de dénoncer le marketing culturel, la vénalité de l'art, la commercialisation de l'oeuvre, le salariat des artistes, considérer l'évolution des technologies et rappeler aux bons-pères que la question du téléchargement ne se traite pas seulement en droit romain, ou pingouin, mais en dilettantisme, en connaisseurs; et on rappelera que le cinéma ne se finance pas, hélas, avec le prix de nos petits tickets...
Libellés : Kultur
12 mars 2006
J'suis courzyviste aussi
Cette radio offre le choix de la courtoisie et du bon sens.
La courtoisie est une chose incroyable qui n’avait l’air de rien depuis l'époque de nos rois, qu'on croyait abolie avec la Révolution et les perruques de Madame de Merteuil, et qu’un type courageux a mis en avant comme fer de lance, comme point de ralliement à toutes nos unités et diversités, tous nos accords et divergences de paroles. Un truc à la Z’y-Va-Louis-Quatorze qui donne cependant la clef de l’Unité de la Droite (id est, de la majorité, traduisez de la France). La clef de son salut. Parce qu'on attend tous de la Droite française qu'elle use de cette qualité providentielle. Parce qu’on est tous prêt à s’entendre sur des choses essentielles, avec intelligence et tempérance. Soustraction faite des tarés de l’ultra-gauche évidemment.
Chose incroyable que tous les zombis des Merdia n’espéraient plus dans leur carrière qui existe pourtant, sans eux : une radio qui tient la route, humaniste, vraie et courageuse, variée, insoumise à la loi de la pub, de l’argent, de l’abrutissement hypocrite des masses. En cela, elle tient d'un tour de force, celui du bon sens, pour n'avoir sacrifié ni la forme ni le fond.
Elle me plait, surtout, par sa diversité.
Parler de diversité quand on vous a inculqué telles des oies, que cette radio est la voix d'un parti et que vous continuez à gober tout ce qu'on vous dit : alors oui, un stage à l'écoute de RC s'impose. Diversifiée elle l’est vraiment, parce que, simplement, dans le camp du bon sens et de l’humanisme, il y a toutes sortes de gens. En fait dans ce camp-là, il devrait y avoir TOUS les gens.
Faudrait que les asphyxiés de Gauche se collent ça dans l'artiche, une fois pour toutes : on peut avoir une base de principes forts et indéniables (valeurs chrétiennes, identité, tradition, respect, famille, fidélité, patriotisme tout ça) pour fonder notre vie sociale et familiale, et des variations de détails au particulier. La vie s’en charge dans tous les camps, si besoin. Etre entre ces deux principes, c'est être dans la vie. Non, ça ils comprendront jamais....
Libellés : Kultur
Enquête sur la Christianophobie
Ce livre s’est fait attendre.
Et pourtant, il faudrait le poser au seuil de tout débat, de toute discussion sur l'état de notre société. Il faudra, plus prosaïquement, l’envoyer à la gueule de tous ceux qui ont cette démangeaison fatigante de nous rabâcher avec la même jactance, la même rareté d’inspiration, les problèmes - vous savez - de la société qui va mal, du monde d’aujourd’hui, des conflits, des clivages politiques, de l’alter-mondialisme, bla bla bla.
Stylé et charpenté impeccablement, ce bouquin respire la justesse.
L’auteur, on s’en doute, n’a eu que l’embarras du choix pour trouver ses exemples. Aucune réserve, rien qui ne nous arrête jusqu’à la dernière page. Des arrondis d’angle à peine : un jugement tranché et sûr, sans flou, sans doute, sans hasard. Il nous passe au fil du rasoir, équarrit, dépêtre. A dire vrai, c’est pas un livre. C’est plus.
Vous dire de quoi ça parle ? Comment vous dire...
Il y a quelques jours, un informaticien de ma boite, un beau gosse :-) tombe dessus près de mon ordi. Il lit le titre à voix haute, comme s'il attendait de moi une explication. Je lui renvoie un mot, puis deux, une tirade. J’enchaîne quoi. Réflexe commun. J’essaie d’être convaincant, de trouver des arguments sobres, pour trancher dans la réalité, édulcorer cette distance entre le très Grand et le Vulgum. Je lui dis que dans le métro, à la vue de ce simple mot : CHRIST-IA-NO-PHO-BIE, les regards se gênent, s’humidifient, se détournent (c'était à peine exagéré). Comme s’il renvoyait aux mauvaises consciences. Je n’ai pas pris de cours de théâtre, je m'épargne donc le bénéfice d’une pause. Je débite, m’étreins la voix. Mesurant tout ce qu’il reste à dire. J’essuie ma nullité. Car en y repensant quelques heures plus tard, je me dis que je n’avais qu’à dire une phrase : (et je ne connais rien de ce garçon sinon ses magnifiques cravattes) Si tu veux faire une chose de bien dans ta vie, Jean-Philippe, lis ce livre, c’est tout. Comme une ouverture. Mais qui suis-je, pour dire ça ? (dirait ma soeur) Peu importe. Je le répète: si vous voulez être sûr de faire une chose Bien dans votre vie, intellectuellement, et spirituellement j’ajoute, lisez ce livre. Il agira de lui-même, et là-dessus même, vous fera découvrir, un petit peu, de ce que vous avez reçu en grâce de l’Esprit saint.
Je ne le résumerai pas. On pourrait le décliner à chacune de nos expériences.
Que l’auteur nous permette simplement de lui adresser un vivat sincère, tout marginal que nous soyons, car nous avons l’espoir qu’en ayant ainsi, et par la cause qu’il a eu le courage de défendre, gagné sûrement de son paradis, il nous permet d’entrevoir un peu du nôtre en nous montrant si bien où commence l’Enfer.
Une âme trop sensible, avec ce livre entre les mains et un crucifix familial sur l’un des murs de sa chambre, mesurant soudain l’abîme où a été jetée si savamment notre chrétienté, aura un vertige. Celui de voir où a été précipitée, avec elle, l’Humanité entière.
Prendre conscience de son reflet dans un miroir quand on ignore ce qu’est un miroir, n’est rien à côté de découvrir le visage terrifiant de l’anti-christianisme.
Un livre magistral, instructif, grandiose.
Et sans pudeur de le dire : un de ceux qui forgent une vie.
Libellés : Christianisme
01 mars 2006
La télé rend homo
Quelques bijoux, simples à comprendre:
« être passéiste aujourd’hui, c’est continuer à croire, comme par le passé, que tout progrès technique ou social représente une avancée pour l’homme ».
« Loin d’être bienveillant envers l’intolérance et le racisme, admettons plutôt qu’il y a des différences entre les ethnies et que chaque minorité a des usages et des traditions qui doivent être respectées. Le raciste est celui qui en déduit des différences de droits. »
(Ouff, si c’est que ça je ne suis pas raciste)
« Ainsi la Morale elle-même est remplacée par la Logique. La Logique pour nos sociétés dites de progrès, c’est l’Egalité, pour tout, pour tous... aussi absurde fût le résultat. Le Bien et le Mal (notions qualitatives) ont été remplacés par l’Egalité et l’Inégalité (notions quantitatives). »(C’est philo, coco)
« L’homme se conduit ainsi envers la Nature comme un consommateur, très exigeant sur ses droits, volontiers récriminateur auprès du service après-vente, en oubliant totalement les traitements impropres qu’il a fait subir à la marchandise »
Là, on approche de ce qui m’intéresse...
Oui, c’est mathématique. J’vais vous dire : c’est pour ce passage-là, lucide, novateur, et qui ne dit pas tout de sa richesse, qu’il vaut de l’or ce bouquin. Du pure premium. C’est la notion de modèle moral. D'exemple, d'assimilation, d'absorption ou de frein à notre bien moral. De pollution en l'occurence ou, pour être prudent, d'impreignation morale : il y a beaucoup à creuser de ce côté-là. Sans tomber dans les arguments psycho, ou le dogme bourgeois, merci. Mes oreilles se sont dressées. J’parle pas pour moi, c’est pas de mon expérience qu’il s’agit. Mais ce qui est abordé là, mériterait un peu plus d'explication. Disons-le autrement :
La télé est un vecteur globalement négatif, on le sait, tant qu'on n'y sera pas pré-paré. Bellaiche suggère que l'on mette un bandeau sur les postes de télé, comme sur les paquets de tabac: "Nuit gravement à la santé mentale". Par mesure de santé publique. N'invoquons même pas le principe de précaution.
Elle met en déroute nos mécanismes d’auto-défense, insuffle à notre inconscient une quantité de nouvelles peurs, justifie les alternatives, pose de nouveaux repères. Parce qu’adolescent, on cherche des pistes, des réponses, des appuis ou des contredits. Peu importe qu’ils soient vrais ou faux. Il faut des réponses. Bien vu docteur.
Une fois le processus d’identification amorcé, difficile de revenir en arrière. Si elle n’est pas « reprise » à temps derrière, par les parents, par l’éducation, par la foi, la télé « agresse » notre propre morale pour finalement la transformer. Irrémédiablement (à cet âge). Pauvre télé, pauvres gamins surtout, qui trinquent pour vous. ‘Modélisés’ par la fiction, l’image, la désinformation ou le vice. Suffisait de le dire, mais cela a été déjà maintes fois dit. Je n’innove pas. Mais de rapprocher cela de l’homosexualité qui est présentée de nos jours, ni plus ni moins, comme un exemple apparemment abouti et réussi que d'autres principes moraux existent, ou à défaut de principes, qu'il existe autre chose que notre morale dite 'traditionnelle' usée, vieillie.
Ce qu’il y a de sûr, comme dit Arthur, c’est qu’on est tous des ‘Enfants de la télé’. Les cartes sont maintenant posées, le rapprochement est fait. On attend avec impatience donc le tome II.
Libellés : homosexualité, société
26 février 2006
13 février 2006
Saint-Palenmain
Libellés : société
09 février 2006
J'suis courtoisiste
J'suis courtoisiste tendance Reichmanien (un faible pour le sieur Reichman très courtoisiste), Ferréiste (courtoisiste le Père), Hamich-aussiste, courtoisiste quoi.
Paucardien plus que Bé-sketch (celui-là m'agâce, l'é con quand il insiste, mais bon... son bistrot a l’air bien fréquenté et les gueulards, finalement j’aime bien) Dr Plantey, Gofman, Lugan, Urrien, les artisans, les partisants, les résistants, les bienfaisants; les autres, tous les autres, historiennes et historiens. Je laisserais le domaine à Pau-é-sy (?) où j’entrave rien. Mais c'est culturel, ça fait du bien. C'est le simple bon sens, vérités, analyses.
J’en passe : parce que mon patron a besoin de moi le reste du temps.
J'suis courtoisiste, un peu tout le temps.
Libellés : Kultur
Mon homofolie
Parce qu’il va à la vérité, parce qu’il est le reflet d’un sursaut sain.
Même si ça fait pas plaisir de se voir rappeler la promesse de griller en enfer. Mais ça rassure de voir qu’à la même enseigne on trouve alignés les adultères, les impudiques, les dépravés, idolâtres, pécheurs invétérés, ce qui fait du monde pour la finale ! On sera pas tous seuls, dites ?
On sera tous jugés. Mais pas par des têtards pharisiens. Les arguments dans les textes fondamentaux sont râclés, faibles, pour ma part. La punition de Sodome est une icône morale très imprécise. Sur laquelle 25 siècles se raccrochent désespérement. Peu importe, l’offense faite à Dieu et, à dire vrai, contre la nature initiée par Dieu, est de ces choses que l’on ressent, intimement, pas besoin de nous l’expliquer par deux fois quand on l’a comprise une fois. Surtout quand on est jeune et qu'on souhaite la pérennité et la logique de notre société familiale, qu'on aime et que l'on veut protéger. Elle est uniquement personnelle, intime, elle est rebellion à l’un des principes de la création, elle est typiquement humaine donc... donc...
Bref, ce qui importe, c’est de défendre la famille traditionnelle, socle de tout, et défendre le schéma classique (qui a dit que la famille n'était pas capable d'acceptation ?) mais renoncer à cette absurdité, à cette monstruosité morale qu'est le « mariage gay » ou ses avatars hypertrophiques : les « droits des gays ».
Le mariage gay ?
- Singer une cérémonie religieuse, alors qu’on nie le religieux.
- S’unir devant Dieu et les hommes en prônant la fidélité et la responsabilité, alors qu’on est à fond pour l’union libre et multipartenaire et aussi solide qu'un simple désir...
- Faire de son amour un acte public et moral, comme les autres, alors qu’il n’est pas comme les autres et renonce à tout modèle moral.
A moins que cela signifie, puérilement : « ça y est, on est un couple stable (incroyable en effet, après tout ce qu’on a dit et fait...), on veut le prouver et le rester ». L’essentiel est invisible pour les yeux, disait le renard. On veut paraître moins dissolu, « casé rangé » : il s’agirait plutôt de réserver ça pour ses proches uniquement, et de montrer aux autres qu’on en était capable à sa manière bien plus tôt, et autrement. Ils veulent prouver quoi, ils veulent SE prouver quoi ?
Les excès des Sexcités
Le site est une bonne chose surtout, parce qu’il ose dénoncer, mettre un frein aux déviances devenues outrages, aux pressions du monde gay, dans lesquelles les pédés sont loin de se reconnaître : nous en sommes au pire : profanations d’Act-Up, promotion de l’homosexualité aux tout-petits, adoption d’enfants, discrimination positive, amoralité devenue une norme... il OSE être politiquement incorrect, en ne faisant que défendre une position légitime qui est simplement, rappelons-le, la position de 99 % de l’humanité. Après 15 années de socialisme et 30 d’idéologie post-soixante-huitarde, nous voilà donc habitués dans notre France médiatico-parisienne à la vaseline du pire. On sait bien que derrière tout ça, se cache un activisme rouge qui ne cherche que la perte de nos valeurs et de nos identités.
L’homosexualité est simplement la réalité de certains, ce n’est pas une chose à inventer pour tout le monde.
Ton hétérofolie...
J’aurais préféré qu’on ne généralise pas. C’est comme la Gay Pride : parce qu’il y a des énergumènes barriolés dénudés qui prennent des pauses obscènes ou choquantes – je l’avoue, dégradantes ou blasphématoires etc. (qu'il suffirait de contrevenir avec les lois en vigueur), ce n’est pas une raison pour condamner toute cette manif qui au demeurant, est un carnaval de zozos assez inoffensif. Si une Madame Lepiotre avec son Jérôme-Jean en poussette de passage par hasard ou habitant le quartier, a été choquée par ces scènes... ça relève du « mauvais moment, mauvais lieu, et mauvaise volonté » : fallait pas y être c’est tout. Une fois par an, dans un coin donné, à une heure donnée, tomber sur la scène provoquante ! C’est limite subconscient. En fait, la Gay pride, même si elle est de plus en plus récupérée, fanatisée, désormais, est pour beaucoup (enfin était, il y a quelques années) un défilé de pochtronnades, dragouillades, fanfaronnades dans lesquelles tout militantisme, sur le terrain, était Dieu merci hors sujet. Même le Marais est du genre discret le soir, trois rues à peine, quatre bars animés, pour rassembler quoi ? tout le Paris homo ??? Mais cela a peut-être changé, et d'aucuns diront que la Gay Pride a toujours été le moyen de revendications précises... tu parles! Avec des bières et des hommes torses nus... On sait le genre de revendications, et la clôture des débats en fin de parcours n'est pas toujours celle qu'on attend.
Libellés : homosexualité
15 décembre 2005
Anti-blog
Libellés : société
16 novembre 2005
Francophonie : les gays n'ont rien compris
Libellés : Francophonie, homosexualité
06 novembre 2005
Paris vile lumière (suite)
Mais fin octobre, on décale notre organisme d'une heure, pour l'économie justement (1,2 TWh d’éclairage en moins, 130 millions d’euros d’économie, nous disent les énarques, mais cela fait 30 ans qu’on n’en sait rien, puisqu’on n’a jamais essayé de revenir à GMT +1), alors que personne n'en veut plus de ce changement d’heure et qu’il ferait bon d’économiser autrement que sur notre moral et notre santé.
Un monde de têtopodes. D’un côté EDF se réjouit (plus pour longtemps souhaitons-le) en exhibant des merveilles d’éclairages dans ses pubs, de l’autre le Ministère nous impose un changement d’heure nocif pour faire des bénéfs sur le budget Eclairage précisément.
La Sofres ou le Credoc consultent les Français qui sont partagés : les Français sont des veaux, et on sait ce que veut dire un institut de plombage... Ils l’ont lu, les Mamellisés de l’Hexagone, la ligne « Autres prestations : contribution au service public d’électricité » en bas de leur facture ? 4,5 euros extirpés du porte-monnaie tous les 1000 kwh.
Une fois prévenus, les grandes enseignes, les grands bureaux (parisiens mais peut-être qu’à Bordeaux c’est la même tendance) n'auraient qu'à comprendre. Eclairer le pavé c'est suffisant, pour les voitures, pour y voir clair, pour la demoiselle qui rentre chez elle, pour voir la tête du jeune Français qui deale au rez-de-chaussée. Mais dans les étages, il est où le méchant qui se cache, scotché sur les murs, dans les linteaux, la bignole qui fouille dans les comptes du patron ?
Quel gâchis ! On laisserait les monuments historiques c'est tout. J'ai pas dit restriction, ni interdiction de s'éclairer mais mesure de bon sens, anti-gaspillage. Un arrêté du préfet rappellerait sommairement tout cela. Le reste se jugerait au cas par cas (j’aime bien le cas par cas). Des agents (j’ai pas dit la gestapo) pourraient vérifier -le travail de nuit, vous savez- prendre un cliché rapide, dire au responsable du magasin : voilà, ces lumières sur la façade, ces enseignes qui restent allumées, les bureaux qu’on oublie d’éteindre, c’est pour attirer le chaland ? Votre facture tire à combien la nuit ? Ca vous dérange pas ? parce que les habitants, les petits contribuables qui casquent pour vous, si.
Libellés : Paris
05 novembre 2005
Paris vile lumière
Le nombre de mégawatts gaspillés, c’est ahurissant.
Les monuments, les grands magasins mais aussi, maintenant : des étages entiers de bureaux, des vitrines chics soi-disant, des commerces, trumeaux, moulures, le moindre hôtel et son chérubin en pierre, tout immole le photon, crache le lux, la facture EDF, tout est absorbé par la rentabilité et le tiroir-caisse, par le prix galopant des chambres d’hôtel, de la baguette à un euro dix, compensé par le chiffre d’affaires, le loyer qui explose, le probloc qui révise, le municipe qui laisse faire... Tout est ampoule, clignotant, diode, phare, chauffage, électricité, ambiance, carte postale pour touriste.
Depuis des années, le ciel de Paris est clair la nuit comme un plein jour, cela n’étonne personne, et avec la pollution cela fait belle lurette qu’on ne voit plus d’étoiles, qu’on ne sait plus que la nuit, c’est quand il fait noir.
Las Vegas, Los Angeles, à force de feuilletons américains, les Français s’imaginent sans doute qu’une ville grande (ah oui : une grande ville) doit être visible depuis l’espace et rivaliser en lampes, projos, éclairages. Et l’écologie, et l’économie, et le gâchis, tout simplement ?
Je me suis dit : y a des métiers ingrats, quoi qu’on dise.
Libellés : Paris
12 octobre 2005
Mon truc en plumes
(et à leurs amis)
Libellés : société











